mardi 27 septembre 2011
Un bouton pour déclencher une interaction avec mon réseau social
Je veux en 1 CLIC signaler une page web à mon réseau social SANS devoir installer une barre d'outils pour mon navigateur !
Comment ?
L'outil de curation (le plus vilain mot du web 2.0) scoop.it montre une solution simple et efficace.
Un raccourci ajouté à la barre de liens favoris qui par l'intermédiaire d'un java script effectu l'ajout.
voici le code du javascript
javascript:(function()
{
scscript=document.createElement('SCRIPT');
scscript.type='text/javascript';
scscript.src='http://www.scoop.it/resources/bklet/scoop.js?x='+(Math.random());
document.getElementsByTagName('head')[0].appendChild(scscript);
document.sc_srvurl='http://www.scoop.it'
})();
qui appel un autre script :
http://www.scoop.it/resources/bklet/scoop.js
ce script ouvre un iframe avec ce qu'il faut dedans
ci dessous des infos sur l'insertion dynamique de javascript
http://www.hunlock.com/blogs/Howto_Dynamically_Insert_Javascript_And_CSS
Comment ?
L'outil de curation (le plus vilain mot du web 2.0) scoop.it montre une solution simple et efficace.
Un raccourci ajouté à la barre de liens favoris qui par l'intermédiaire d'un java script effectu l'ajout.
voici le code du javascript
javascript:(function()
{
scscript=document.createElement('SCRIPT');
scscript.type='text/javascript';
scscript.src='http://www.scoop.it/resources/bklet/scoop.js?x='+(Math.random());
document.getElementsByTagName('head')[0].appendChild(scscript);
document.sc_srvurl='http://www.scoop.it'
})();
qui appel un autre script :
http://www.scoop.it/resources/bklet/scoop.js
ce script ouvre un iframe avec ce qu'il faut dedans
ci dessous des infos sur l'insertion dynamique de javascript
http://www.hunlock.com/blogs/Howto_Dynamically_Insert_Javascript_And_CSS
var is_chrome = navigator.userAgent.toLowerCase().indexOf('chrome') > -1;
function addCSS(url) {
var headID = document.getElementsByTagName("head")[0];
var cssNode = document.createElement('link');
cssNode.type = 'text/css';
cssNode.rel = 'stylesheet';
cssNode.href = url;
cssNode.media = 'screen';
headID.appendChild(cssNode);
}
function addScript(url) {
scscript=document.createElement('SCRIPT');
scscript.type='text/javascript';
scscript.src=url;
document.getElementsByTagName('head')[0].appendChild(scscript);
}
function showItem(id) {
try {
var item = document.getElementById(id);
if (item) {
item.style.display = "";
}
if (is_chrome) {
var embeds = document.getElementsByTagName("embed");
for (var i = 0; i < embeds.length; i++) {
embeds[i].style.visibility = "hidden";
}
}
document.getElementById("iframeUnderDivToShowOverFlash").style.display = "block";
} catch (e) {
}
}
function toggleItem(id) {
var item = document.getElementById(id);
if (item) {
if (item.style.display == "none") {
item.style.display = "";
document.getElementById("iframeUnderDivToShowOverFlash").style.display = "block";
if (is_chrome) {
var embeds = document.getElementsByTagName("embed");
for (var i = 0; i < embeds.length; i++) {
embeds[i].style.visibility = "hidden";
}
}
} else {
document.getElementById("iframeUnderDivToShowOverFlash").style.display = "none";
item.style.display = "none";
if (is_chrome) {
var embeds = document.getElementsByTagName("embed");
for (var i = 0; i < embeds.length; i++) {
embeds[i].style.visibility = "visible";
}
}
}
}
}
function hideBklet(id) {
var item = document.getElementById(id);
if (item) {
document.getElementById("iframeUnderDivToShowOverFlash").style.display = "none";
item.style.display = "none";
if (is_chrome) {
var embeds = document.getElementsByTagName("embed");
for (var i = 0; i < embeds.length; i++) {
embeds[i].style.visibility = "visible";
}
}
}
}
function sleep(milliSeconds){
var startTime = new Date().getTime(); // get the current time
while (new Date().getTime() < startTime + milliSeconds); // hog cpu
}
function createDisplay() {
addCSS(document.sc_srvurl + "/resources/bklet/bklet_external.css");
var div = document.createElement("div");
div.id = "sc_bookmarklet";
document.body.insertBefore(div, document.body.firstChild);
var iframeUnderDivToShowOverFlash = document.createElement("iframe");
iframeUnderDivToShowOverFlash.id = "iframeUnderDivToShowOverFlash";
iframeUnderDivToShowOverFlash.setAttribute("frameborder", "0");
iframeUnderDivToShowOverFlash.setAttribute("allowTransparency", "true");
document.body.insertBefore(iframeUnderDivToShowOverFlash, div);
if (is_chrome) {
var embeds = document.getElementsByTagName("embed");
for (var i = 0; i < embeds.length; i++) {
embeds[i].setAttribute("wmode","transparent");
}
}
}
(function() {
var existing_iframe = document.getElementById('sc_bookmarklet');
if (!existing_iframe){
createDisplay();
}
showItem('sc_bookmarklet');
existing_iframe = document.getElementById('sc_bookmarklet');
var iframe_url = document.sc_srvurl + "/bookmarklet?url="+encodeURIComponent(document.location);
var loadingUrl = document.sc_srvurl + "/resources/img/popup/loader.gif"
var str = "";
str += "<div id='sc_logo'></div>";
str += "<div id='sc_main'>";
str += " <hr style='margin-right: 13px; margin-left: 5px;'/>";
str += " <iframe id='sc_iframe' frameborder='0' name='sc_bookmarklet_iframe' src='" + iframe_url + "'></iframe>"
str += "</div>";
str += "<a id='sc_close' onClick='toggleItem(\"sc_bookmarklet\");' href='javascript:void(0);'>";
str += " ";
str += "</a>";
existing_iframe.innerHTML = str;
})();
var onScoopItMessage = function(e) {
if (e.data == "close_scoopit") {
hideBklet("sc_bookmarklet");
}
};
if (typeof window.addEventListener != 'undefined') {
window.addEventListener('message', onScoopItMessage, false);
} else if (typeof window.attachEvent != 'undefined') {
window.attachEvent('onmessage', onScoopItMessage);
}
lundi 26 septembre 2011
Exploiter toute la puissance des données des médias et réseaux sociaux
(Par Didier Guyomarc'h) - Savez-vous quel est le client le plus précieux ?
Celui qui achète le plus ou bien celui qui influence le plus les autres
acheteurs via les médias sociaux et qui devient, de fait, un client doublé d’un
vendeur ? Question intéressante pour toutes les entreprises qui réfléchissent à
la manière d’exploiter les données des médias sociaux pour attirer et fidéliser
les clients.
Écrit par
Le groupe le plus important est celui des clients qui recommandent, et même
promeuvent, les produits et services via Facebook, Twitter ou LinkedIn, sur les
forums, dans des vidéos postées sur YouTube ou encore sur leur blog et dans les
commentaires qu’ils laissent sur d’autres blogs. Ces fans sont une véritable
force de marketing viral et exercent une influence certaine au sein du réseau
étendu que constituent non seulement leurs « followers », mais aussi les «
followers » de leurs « followers ».
Chaque jour, on compte environ 50 millions de tweets et 60 millions d’actus Facebook. C’est pourquoi les influenceurs des médias sociaux apparaissent aujourd’hui comme un segment de clientèle des plus précieux que tous les professionnels du marketing cherchent à cultiver. Mais tout cela demande d’avoir de la visibilité quant à la dynamique propre aux données de ces nouveaux médias. Bien que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à reconnaître le potentiel des médias sociaux pour rompre de manière créative avec le marketing traditionnel, elles ne disposent généralement pas des technologies qui leur permettraient de traiter les énormes quantités de données des médias sociaux et surtout d’y trouver la « voix » du client. Les technologies de gestion de données de référence (ou MDM, pour Master Data Management) et d’intégration de données sont indispensables pour exploiter conjointement la puissance des données de ces clients et celles des médias sociaux à des fins de marketing individualisé.
La valeur inégalée du client qui utilise les média sociaux
Pour apprécier la puissance du bouche-à-oreille, prenons l’exemple d’un grand magasin bien connu. Cette enseigne a eu l’idée de proposer aux femmes des séances gratuites de maquillage. L’opération reposait sur l’idée que les femmes qui viendraient se faire maquiller profiteraient de leur visite au magasin pour acheter des produits de beauté et de maquillage. Mais suite à des résultats très décevants, le programme a été abandonné. Par la suite, les ventes globales de cosmétiques ont baissé de manière notable. Pourquoi ?
En effectuant des recherches, le magasin a découvert pourquoi son programme n’avait pas eu l’effet escompté. En fait, les femmes qui avaient bénéficié d’une séance de maquillage disaient à leurs amies où elles trouveraient le meilleur maquillage. Ces amies se rendaient ensuite dans le magasin et ce sont elles qui achetaient les produits.
Lorsque le programme et son effet viral ont pris fin, non seulement les ventes de cosmétiques ont plongé mais aussi celles des autres rayons. En effet, les femmes qui venaient pour une séance de maquillage achetaient également des vêtements, des meubles et d’autres produits. Sur Internet, les mêmes principes sont à l’œuvre mais les responsables marketing qui veulent exploiter les opportunités des médias sociaux doivent surmonter deux difficultés liées aux données.
La première concerne les gigantesques volumes d’informations présentes sur les médias sociaux, sachant qu’on estime que seulement 20% d’entre elles présentent une utilité pour le marketing. La deuxième difficulté est d’incorporer les données des médias sociaux dans un profil client enrichi, couvrant tout ce que vous pouvez savoir d’une personne.
Etape n°1 : Exploiter les données « sociales »
Les données des médias sociaux participent au phénomène dit des « Big Data » qui englobe également la croissance des données conventionnelles et des documents bureautiques, emails, images et autres fichiers numériques. Contrairement aux données relationnelles des applications d’entreprise classiques (ERP, CRM, applications analytiques), la plupart des données des médias sociaux ne sont pas structurées.
Les pétaoctets d’information participant au Big Data ont donné naissance à des infrastructures matérielles et logicielles spécialement conçues pour traiter ces volumes extrêmes. C’est le cas de la plateforme open source Hadoop et des appliances de data warehousing. Une caractéristique distinctive de ces systèmes de pointe est d’offrir une plate-forme d’intégration de données capable d’extraire, transformer et fusionner de gros volumes de données. Imaginons que vous disposez déjà d’une infrastructure de ce type. Et alors ?
Etape n°2 : une vue exhaustive du client
Malgré le buzz à propos des données des médias sociaux, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ! Dans les faits, peu d’entreprises ont une vue vraiment fiable de leurs clients, à savoir des noms de contacts et des cordonnées valides et la liste des produits et services achetés par chaque client.
Dans le commerce B2B comme B2C, les données clients sont éparpillées entre le système CRM, l’ERP, les applications de service et de marketing automatisées et bien d’autres. Les équipes de vente, de marketing et de service client perdent beaucoup de temps à rassembler les informations dispersées dans ces applications. Si l’entreprise n’a pas d’une vue complète et unifiée du client, capturer et faire le tri dans les données des médias sociaux apportera au mieux une valeur limitée et, au pire, conduira à créer un silo de données supplémentaire qui compliquera encore l’ambition de se centrer sur les clients.
Si l’entreprise dispose d’une vue complète du client, il devient possible de l’enrichir à partir des informations disponibles sur les médias sociaux de façon à ouvrir de nouvelles possibilités de marketing one-to-one. L’idée est d’être capable d’écouter et d’entendre la voix du client parmi des milliards de messages et de pouvoir en extraire toute l’intelligence pour créer un avantage concurrentiel indéniable. Par exemple, vous pourriez apprendre d’une de fans sur Facebook que son fils s’informe sur les universités, qu’elle a l’intention d’acheter une nouvelle voiture, qu’elle adore cuisiner et qu’elle rêve d’une croisière dans les Caraïbes. Ces informations ont une valeur inestimable pour le marketing et vous ne les trouverez nulle part ailleurs.
Si l’entreprise cultive sa relation avec cette cliente et si elle réussit à la transformer en agent commercial, elle bénéficiera en retour du marketing viral que la cliente va déclencher parmi ses amis, les amis de ses amis et ainsi de suite en écrivant des tweets ou des posts sur vos produits.
MDM : l’ingrédient secret pour réussir dans le CRM 2.0
Le MDM est le secret du CRM 2.0, un CRM dont les données des médias sociaux sont le principal aliment. Cette technologie éprouvée génère une vue de référence du client en consolidant et en réconciliant les informations client disparates provenant des sources internes de l’entreprise. A partir de cette vue de référence, elle permet de générer trois types de vues complémentaires :
• Une vue unique du client : les noms, adresses, email, numéros de téléphone et autres informations d’identification sont rassemblées et consolidées. Les outils de qualité et de déduplication de données permettent de produire des « enregistrements de référence », représentant en quelque sorte la meilleure version de la réalité.
• Une vue 360° de la relation client : cette vue intègre les produits et services du client, quels que soient les départements concernés (ce qui rend l’up-selling et le cross-selling beaucoup plus facile à l’échelle de toute l’entreprise), auxquels s’ajoutent les données se rapportant au foyer du client et à ses relations.
• Une vue complète des interactions clients : cette vue reflète l’activité du client sur les médias sociaux. Elle comporte également les données relatives aux interactions et transactions du client avec l’entreprise (support client, statut des paiements, facturation ou souscription, garantie et enregistrement des produits) et les activités par canal de contact (centre d’appels, site web…)
Les données des médias sociaux offrent aux départements marketing une opportunité sans précédent d’améliorer les ventes croisées, le ciblage individuel et l’efficacité du service clients. Capitaliser sur cette opportunité exige une plate-forme d’intégration de données puissante et flexible et une technologie de MDM qui permet d’incorporer les données des médias sociaux dans une vue complète du client, et ce dans le but de développer une relation avec les clients les plus actifs et les plus influents, faisant d’eux un puissant relais commercial pour l’entreprise.
Didier Guyomarc'h
Chaque jour, on compte environ 50 millions de tweets et 60 millions d’actus Facebook. C’est pourquoi les influenceurs des médias sociaux apparaissent aujourd’hui comme un segment de clientèle des plus précieux que tous les professionnels du marketing cherchent à cultiver. Mais tout cela demande d’avoir de la visibilité quant à la dynamique propre aux données de ces nouveaux médias. Bien que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à reconnaître le potentiel des médias sociaux pour rompre de manière créative avec le marketing traditionnel, elles ne disposent généralement pas des technologies qui leur permettraient de traiter les énormes quantités de données des médias sociaux et surtout d’y trouver la « voix » du client. Les technologies de gestion de données de référence (ou MDM, pour Master Data Management) et d’intégration de données sont indispensables pour exploiter conjointement la puissance des données de ces clients et celles des médias sociaux à des fins de marketing individualisé.
La valeur inégalée du client qui utilise les média sociaux
Pour apprécier la puissance du bouche-à-oreille, prenons l’exemple d’un grand magasin bien connu. Cette enseigne a eu l’idée de proposer aux femmes des séances gratuites de maquillage. L’opération reposait sur l’idée que les femmes qui viendraient se faire maquiller profiteraient de leur visite au magasin pour acheter des produits de beauté et de maquillage. Mais suite à des résultats très décevants, le programme a été abandonné. Par la suite, les ventes globales de cosmétiques ont baissé de manière notable. Pourquoi ?
En effectuant des recherches, le magasin a découvert pourquoi son programme n’avait pas eu l’effet escompté. En fait, les femmes qui avaient bénéficié d’une séance de maquillage disaient à leurs amies où elles trouveraient le meilleur maquillage. Ces amies se rendaient ensuite dans le magasin et ce sont elles qui achetaient les produits.
Lorsque le programme et son effet viral ont pris fin, non seulement les ventes de cosmétiques ont plongé mais aussi celles des autres rayons. En effet, les femmes qui venaient pour une séance de maquillage achetaient également des vêtements, des meubles et d’autres produits. Sur Internet, les mêmes principes sont à l’œuvre mais les responsables marketing qui veulent exploiter les opportunités des médias sociaux doivent surmonter deux difficultés liées aux données.
La première concerne les gigantesques volumes d’informations présentes sur les médias sociaux, sachant qu’on estime que seulement 20% d’entre elles présentent une utilité pour le marketing. La deuxième difficulté est d’incorporer les données des médias sociaux dans un profil client enrichi, couvrant tout ce que vous pouvez savoir d’une personne.
Etape n°1 : Exploiter les données « sociales »
Les données des médias sociaux participent au phénomène dit des « Big Data » qui englobe également la croissance des données conventionnelles et des documents bureautiques, emails, images et autres fichiers numériques. Contrairement aux données relationnelles des applications d’entreprise classiques (ERP, CRM, applications analytiques), la plupart des données des médias sociaux ne sont pas structurées.
Les pétaoctets d’information participant au Big Data ont donné naissance à des infrastructures matérielles et logicielles spécialement conçues pour traiter ces volumes extrêmes. C’est le cas de la plateforme open source Hadoop et des appliances de data warehousing. Une caractéristique distinctive de ces systèmes de pointe est d’offrir une plate-forme d’intégration de données capable d’extraire, transformer et fusionner de gros volumes de données. Imaginons que vous disposez déjà d’une infrastructure de ce type. Et alors ?
Etape n°2 : une vue exhaustive du client
Malgré le buzz à propos des données des médias sociaux, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ! Dans les faits, peu d’entreprises ont une vue vraiment fiable de leurs clients, à savoir des noms de contacts et des cordonnées valides et la liste des produits et services achetés par chaque client.
Dans le commerce B2B comme B2C, les données clients sont éparpillées entre le système CRM, l’ERP, les applications de service et de marketing automatisées et bien d’autres. Les équipes de vente, de marketing et de service client perdent beaucoup de temps à rassembler les informations dispersées dans ces applications. Si l’entreprise n’a pas d’une vue complète et unifiée du client, capturer et faire le tri dans les données des médias sociaux apportera au mieux une valeur limitée et, au pire, conduira à créer un silo de données supplémentaire qui compliquera encore l’ambition de se centrer sur les clients.
Si l’entreprise dispose d’une vue complète du client, il devient possible de l’enrichir à partir des informations disponibles sur les médias sociaux de façon à ouvrir de nouvelles possibilités de marketing one-to-one. L’idée est d’être capable d’écouter et d’entendre la voix du client parmi des milliards de messages et de pouvoir en extraire toute l’intelligence pour créer un avantage concurrentiel indéniable. Par exemple, vous pourriez apprendre d’une de fans sur Facebook que son fils s’informe sur les universités, qu’elle a l’intention d’acheter une nouvelle voiture, qu’elle adore cuisiner et qu’elle rêve d’une croisière dans les Caraïbes. Ces informations ont une valeur inestimable pour le marketing et vous ne les trouverez nulle part ailleurs.
Si l’entreprise cultive sa relation avec cette cliente et si elle réussit à la transformer en agent commercial, elle bénéficiera en retour du marketing viral que la cliente va déclencher parmi ses amis, les amis de ses amis et ainsi de suite en écrivant des tweets ou des posts sur vos produits.
MDM : l’ingrédient secret pour réussir dans le CRM 2.0
Le MDM est le secret du CRM 2.0, un CRM dont les données des médias sociaux sont le principal aliment. Cette technologie éprouvée génère une vue de référence du client en consolidant et en réconciliant les informations client disparates provenant des sources internes de l’entreprise. A partir de cette vue de référence, elle permet de générer trois types de vues complémentaires :
• Une vue unique du client : les noms, adresses, email, numéros de téléphone et autres informations d’identification sont rassemblées et consolidées. Les outils de qualité et de déduplication de données permettent de produire des « enregistrements de référence », représentant en quelque sorte la meilleure version de la réalité.
• Une vue 360° de la relation client : cette vue intègre les produits et services du client, quels que soient les départements concernés (ce qui rend l’up-selling et le cross-selling beaucoup plus facile à l’échelle de toute l’entreprise), auxquels s’ajoutent les données se rapportant au foyer du client et à ses relations.
• Une vue complète des interactions clients : cette vue reflète l’activité du client sur les médias sociaux. Elle comporte également les données relatives aux interactions et transactions du client avec l’entreprise (support client, statut des paiements, facturation ou souscription, garantie et enregistrement des produits) et les activités par canal de contact (centre d’appels, site web…)
Les données des médias sociaux offrent aux départements marketing une opportunité sans précédent d’améliorer les ventes croisées, le ciblage individuel et l’efficacité du service clients. Capitaliser sur cette opportunité exige une plate-forme d’intégration de données puissante et flexible et une technologie de MDM qui permet d’incorporer les données des médias sociaux dans une vue complète du client, et ce dans le but de développer une relation avec les clients les plus actifs et les plus influents, faisant d’eux un puissant relais commercial pour l’entreprise.
Didier Guyomarc'h
dimanche 25 septembre 2011
Retour sur investissement dans le Cloud : les clés de succès
Conseils pratiques aux DSI qui souhaitent optimiser la valeur de leur investissement dans le Cloud Computing.
(30/08/2011)
Une étude que nous avons menée récemment à
travers l'Europe auprès de 800 DSI nous a révélé une attitude
ambivalente envers le calcul du retour sur investissement du Cloud.
Seulement un tiers d'entre eux (31%) pensent qu'ils peuvent mesurer de
manière précise les retours financiers attendus de leurs
investissements dans un environnement Cloud. Malgré cela, près de la
moitié (49%) sont prêts à investir encore plus dans le Cloud dans les
prochaines années.
De mon point de vue, cette tendance est inquiétante. Cela indique que beaucoup d'entreprises pourraient dépenser de l'argent dans le Cloud Computing sans avoir une idée claire de leurs objectifs ni de comment les atteindre et encore moins de comment mesurer leurs résultats. Pour que le Cloud réalise pleinement son potentiel, les DSI doivent comprendre les bénéfices qu'ils peuvent en tirer et les risques qu'ils ont besoin de minimiser.
En résumé, les DSI ont besoin de trouver des moyens plus efficaces pour montrer ce que le Cloud peut faire pour leur entreprise. Ci-dessous, 4 suggestions qui les aideront dans leurs démarches :
1 / A quoi ressemble le succès ?
Chacun aura sa propre réponse à cette question simple mais néanmoins importante.
Réduire les dépenses en informatique est la réponse la plus plébiscitée par la moitié des DSI ayant répondu à l'étude. Suivi de près par l'accessibilité aux données de n'importe où (45%). De mon point de vue, les besoins des utilisateurs finaux doivent passer devant les considérations financières ; après tout économiser de l'argent c'est bien, mais aider les entreprises à tirer encore plus parti de leurs employés tout en économisant de l'argent c'est encore mieux.
Il est aisé de voir pourquoi ceci est important. A mesure que l'entreprise grandit, le montant des bénéfices forme la capacité de financer de nouveaux projets informatiques en dehors des dépenses opérationnelles, plutôt que d'être financés comme des projets ponctuels, et c'est quelque chose que beaucoup d'équipes de direction accueilleront à bras ouverts.
Cependant, si les utilisateurs finaux trouvent les nouvelles applications non flexibles, ou trouvent difficile d'accéder aux données dont ils ont besoin pour accomplir leurs tâches, toute récompense financière sera une victoire dérisoire. Le pire scenario est peut être même celui où la nouvelle application a permis d'économiser de l'argent, mais du fait de problèmes de qualité avec l'accès à l'application bloquant le bon fonctionnement de l'entreprise, le montant de tout argent économisé pourrait très vite devenir insignifiant.
Le Cloud a un potentiel énorme pour faciliter la vie des employés, à la fois en terme d'endroits et moments où ils travaillent et aussi dans les systèmes qu'ils utilisent. Cependant, avoir les bonnes discussions avec les bonnes personnes assez en amont dans le processus pourrait faire la différence.
2 / Etablir des critères de performance.
Après avoir déterminé ce dont l'entreprise a besoin, l'étape suivante est de définir quelles sortes de caractéristiques de performance chaque application requiert. Un des principes clés du Cloud Computing est la capacité à rapidement augmenter ou réduire les ressources de calcul et de stockage disponible dans une application. Cela signifie que vous pouvez généralement réajuster à un plus haut niveau comparé à la plupart des environnements internes aux entreprises, et la balance entre le coût et la performance est beaucoup plus clair et net.
Par exemple, il est évident qu'un système de ressources humaines ou un système marketing très peu utilisé n'a pas besoin du même niveau d'utilisation ou de débit qu'un système hautement transactionnel comme un outil de E-Commerce. Mettre en place des objectifs de performance pourrait être aussi simple que mettre en place un temps de charge maximum pour une application particulière, ou un objectif de disponibilité pour des services importants. Sinon, on peut aussi mesurer le sentiment des utilisateurs à l'égard des services qui leur sont fournis.
Le plus important est la capacité à différencier le type de réseau qui accède aux applications. Alors qu'un système de ressources humaines peut être utilisé de manière peu fréquente, il peut également l'être par un grand nombre d'utilisateurs à certaines périodes de l'année (par exemple lors des évaluations de performance annuelles). S'assurer que vous avez une application flexible qui est assez intelligente pour gérer cela permet aux ressources de calcul d'être en équilibre avec les ressources disponibles du réseau. Un nouveau type de réseaux - SMART MPLS - fournissent une connectivité stable permanente. Si un accident arrive, la solution incite le réseau à automatiquement localiser la source et prend des mesures correctives. Cela assure que la connexion reste stable, les services peuvent être rapidement remis en marche et les utilisateurs finaux ne sont pas affectés.
3 / Choisir la bonne plateforme - Cloud public, Cloud privé, ou un mix des deux ?
Notre recherche a montré que les DSI ont maintenant une bonne compréhension des différences entre les divers modèles de Cloud computing (public, privé et hybride - ou adaptatif -). Puisqu'il y a des variations fondamentales entre chacun d'eux, choisir la combinaison des approches qui convient le mieux à votre entreprise est un pré-requis pour tirer profit du Cloud au maximum.
Sans surprise, 58% des DSI que nous avons sondés ont évoqué la sécurité des données dans les Clouds publics comme un problème. En se basant sur l'expérience que nous avons acquise en implémentant une large variété de solutions basées sur le Cloud, nous savons que les entreprises ont opté de manière exponentielle pour un modèle de Cloud « adaptatif ». Ce modèle est hébergé dans des centres de données privés et partagés, exploités par des fournisseurs de services spécialisés pour le client. Ce type de solution fournit le meilleur des deux mondes : la sécurité et la disponibilité des systèmes en interne, avec la flexibilité et le modèle de facturation des services de Cloud public : le paiement à l'usage ; tout cela laissé sous la supervision du fournisseur que vous avez choisi.
Comme mentionné plus haut, quand une plateforme de Cloud adaptatif est associée à un réseau SMART MPLS, les bénéfices engendrés par une stratégie Cloud adaptatif peuvent être énormes, résolvant les problèmes de sécurité cités plus haut ; et tirant parti de la macro économie liée à la large capacité de calcul du Cloud publique.
4 / Choisir le bon fournisseur.
Cela peut paraître simple mais choisir un fournisseur qui est prêt à offrir des conseils stratégiques (autant que des produits, solutions ou services) est souvent négligé par beaucoup d'entreprises. Alors que de nombreux fournisseurs sont capables de fournir un service de qualité dans les temps et en respectant les contraintes budgétaires, ce sont ceux qui sont capables d'avoir une véritable compréhension de l'entreprise, qui comprennent les challenges et parle le langage des actionnaires, qui deviendront un véritable partenaire de confiance. Justifier les dépenses est un élément commercial majeur de tout prestataire, donc les fournisseurs sont bien placés pour aider les clients à justifier le ROI (retour sur investissement) de leur dépense dans le Cloud.
Il y a plusieurs décennies, le modèle IT prédominant était similaire au Cloud à beaucoup d'égards - les ressources de calcul coûteuses étaient partagées entre les entreprises et utilisateurs finaux qui payaient en fonction du temps dont ils avaient besoin. Aujourd'hui, les environnements d'entreprise dans le Cloud diffèrent uniquement dans l'ubiquité des appareils de calcul et dans la vitesse à laquelle les données changent de main.
Les entreprises ne devraient pas s'occuper d'acheter par eux-mêmes des systèmes informatiques coûteux pour répondre à ces demandes : le Cloud peut tout aussi bien faire le travail. Tous les DSI doivent comprendre ce qu'ils veulent atteindre comme objectifs et se poser les bonnes questions.
De mon point de vue, cette tendance est inquiétante. Cela indique que beaucoup d'entreprises pourraient dépenser de l'argent dans le Cloud Computing sans avoir une idée claire de leurs objectifs ni de comment les atteindre et encore moins de comment mesurer leurs résultats. Pour que le Cloud réalise pleinement son potentiel, les DSI doivent comprendre les bénéfices qu'ils peuvent en tirer et les risques qu'ils ont besoin de minimiser.
En résumé, les DSI ont besoin de trouver des moyens plus efficaces pour montrer ce que le Cloud peut faire pour leur entreprise. Ci-dessous, 4 suggestions qui les aideront dans leurs démarches :
1 / A quoi ressemble le succès ?
Chacun aura sa propre réponse à cette question simple mais néanmoins importante.
Réduire les dépenses en informatique est la réponse la plus plébiscitée par la moitié des DSI ayant répondu à l'étude. Suivi de près par l'accessibilité aux données de n'importe où (45%). De mon point de vue, les besoins des utilisateurs finaux doivent passer devant les considérations financières ; après tout économiser de l'argent c'est bien, mais aider les entreprises à tirer encore plus parti de leurs employés tout en économisant de l'argent c'est encore mieux.
Il est aisé de voir pourquoi ceci est important. A mesure que l'entreprise grandit, le montant des bénéfices forme la capacité de financer de nouveaux projets informatiques en dehors des dépenses opérationnelles, plutôt que d'être financés comme des projets ponctuels, et c'est quelque chose que beaucoup d'équipes de direction accueilleront à bras ouverts.
Cependant, si les utilisateurs finaux trouvent les nouvelles applications non flexibles, ou trouvent difficile d'accéder aux données dont ils ont besoin pour accomplir leurs tâches, toute récompense financière sera une victoire dérisoire. Le pire scenario est peut être même celui où la nouvelle application a permis d'économiser de l'argent, mais du fait de problèmes de qualité avec l'accès à l'application bloquant le bon fonctionnement de l'entreprise, le montant de tout argent économisé pourrait très vite devenir insignifiant.
Le Cloud a un potentiel énorme pour faciliter la vie des employés, à la fois en terme d'endroits et moments où ils travaillent et aussi dans les systèmes qu'ils utilisent. Cependant, avoir les bonnes discussions avec les bonnes personnes assez en amont dans le processus pourrait faire la différence.
2 / Etablir des critères de performance.
Après avoir déterminé ce dont l'entreprise a besoin, l'étape suivante est de définir quelles sortes de caractéristiques de performance chaque application requiert. Un des principes clés du Cloud Computing est la capacité à rapidement augmenter ou réduire les ressources de calcul et de stockage disponible dans une application. Cela signifie que vous pouvez généralement réajuster à un plus haut niveau comparé à la plupart des environnements internes aux entreprises, et la balance entre le coût et la performance est beaucoup plus clair et net.
Par exemple, il est évident qu'un système de ressources humaines ou un système marketing très peu utilisé n'a pas besoin du même niveau d'utilisation ou de débit qu'un système hautement transactionnel comme un outil de E-Commerce. Mettre en place des objectifs de performance pourrait être aussi simple que mettre en place un temps de charge maximum pour une application particulière, ou un objectif de disponibilité pour des services importants. Sinon, on peut aussi mesurer le sentiment des utilisateurs à l'égard des services qui leur sont fournis.
Le plus important est la capacité à différencier le type de réseau qui accède aux applications. Alors qu'un système de ressources humaines peut être utilisé de manière peu fréquente, il peut également l'être par un grand nombre d'utilisateurs à certaines périodes de l'année (par exemple lors des évaluations de performance annuelles). S'assurer que vous avez une application flexible qui est assez intelligente pour gérer cela permet aux ressources de calcul d'être en équilibre avec les ressources disponibles du réseau. Un nouveau type de réseaux - SMART MPLS - fournissent une connectivité stable permanente. Si un accident arrive, la solution incite le réseau à automatiquement localiser la source et prend des mesures correctives. Cela assure que la connexion reste stable, les services peuvent être rapidement remis en marche et les utilisateurs finaux ne sont pas affectés.
3 / Choisir la bonne plateforme - Cloud public, Cloud privé, ou un mix des deux ?
Notre recherche a montré que les DSI ont maintenant une bonne compréhension des différences entre les divers modèles de Cloud computing (public, privé et hybride - ou adaptatif -). Puisqu'il y a des variations fondamentales entre chacun d'eux, choisir la combinaison des approches qui convient le mieux à votre entreprise est un pré-requis pour tirer profit du Cloud au maximum.
Sans surprise, 58% des DSI que nous avons sondés ont évoqué la sécurité des données dans les Clouds publics comme un problème. En se basant sur l'expérience que nous avons acquise en implémentant une large variété de solutions basées sur le Cloud, nous savons que les entreprises ont opté de manière exponentielle pour un modèle de Cloud « adaptatif ». Ce modèle est hébergé dans des centres de données privés et partagés, exploités par des fournisseurs de services spécialisés pour le client. Ce type de solution fournit le meilleur des deux mondes : la sécurité et la disponibilité des systèmes en interne, avec la flexibilité et le modèle de facturation des services de Cloud public : le paiement à l'usage ; tout cela laissé sous la supervision du fournisseur que vous avez choisi.
Comme mentionné plus haut, quand une plateforme de Cloud adaptatif est associée à un réseau SMART MPLS, les bénéfices engendrés par une stratégie Cloud adaptatif peuvent être énormes, résolvant les problèmes de sécurité cités plus haut ; et tirant parti de la macro économie liée à la large capacité de calcul du Cloud publique.
4 / Choisir le bon fournisseur.
Cela peut paraître simple mais choisir un fournisseur qui est prêt à offrir des conseils stratégiques (autant que des produits, solutions ou services) est souvent négligé par beaucoup d'entreprises. Alors que de nombreux fournisseurs sont capables de fournir un service de qualité dans les temps et en respectant les contraintes budgétaires, ce sont ceux qui sont capables d'avoir une véritable compréhension de l'entreprise, qui comprennent les challenges et parle le langage des actionnaires, qui deviendront un véritable partenaire de confiance. Justifier les dépenses est un élément commercial majeur de tout prestataire, donc les fournisseurs sont bien placés pour aider les clients à justifier le ROI (retour sur investissement) de leur dépense dans le Cloud.
Il y a plusieurs décennies, le modèle IT prédominant était similaire au Cloud à beaucoup d'égards - les ressources de calcul coûteuses étaient partagées entre les entreprises et utilisateurs finaux qui payaient en fonction du temps dont ils avaient besoin. Aujourd'hui, les environnements d'entreprise dans le Cloud diffèrent uniquement dans l'ubiquité des appareils de calcul et dans la vitesse à laquelle les données changent de main.
Les entreprises ne devraient pas s'occuper d'acheter par eux-mêmes des systèmes informatiques coûteux pour répondre à ces demandes : le Cloud peut tout aussi bien faire le travail. Tous les DSI doivent comprendre ce qu'ils veulent atteindre comme objectifs et se poser les bonnes questions.
Anticiper les évolutions de l’informatique dans les entreprises. (1)
Il existe maintenant un indicateur avancé des outils et usages qui seront déployés demain dans toutes les entreprises : il a pour nom... le grand public.
«Consumerization of IT»
Entre
1980 et 1995, les outils informatiques mis à la disposition de leurs
collaborateurs par les entreprises étaient, dans la majorité des cas,
plus avancés que ceux dont ils disposaient chez eux.
Depuis
le début des années 2000, ce mouvement c’est accéléré et, aujourd’hui,
la majorité des personnes ont, à leur domicile et avec elles, des outils
informatiques plus performants que ceux qu’elles trouvent en poussant
la porte de leur bureau.
Au
lieu de se lamenter devant cette situation, je propose au contraire de
«positiver» et de s’en servir comme d’un moyen simple
permettant d’anticiper quelles seront les technologies qui seront déployées dans les entreprises.
- Les innovateurs :
ils sont à l’affut de toute nouveauté et acceptent les imperfections
initiales des outils. Ils sont capables de faire la queue devant une
boutique Apple pendant 24 h pour être les premiers à acheter un iPhone5
ou une tablette iPad2. Ils sont moins nombreux devant une boutique qui
commerciale le dernier Windows Phone !
- Les premiers à adopter : ils n’hésitent pas à choisir une technologie émergente, même si elle est encore imparfaite, en version ß.
- La majorité initiale : convaincus par les premiers utilisateurs, ils vont trouver normal de déployer des outils qui ont déjà fait leurs preuves.
- Les traînards : ils se font une gloire d’être les derniers à adopter les nouveaux outils.
L’hypothèse faite dans ce texte est qu’il existe un décalage important entre les courbes de Gauss grand public et professionnel.
Ces courbes de Gauss sont trop souvent utilisées uniquement pour anticiper l’arrivée de nouveaux outils. Elles ont, à mon avis, un rôle au moins aussi important pour prévoir... l’abandon des outils existants.
Ce dernier point est capital dans le monde des entreprises au vu de la difficulté qu’elles ont à abandonner une solution installée, stable et bien maîtrisée en interne.
Ce dernier point est capital dans le monde des entreprises au vu de la difficulté qu’elles ont à abandonner une solution installée, stable et bien maîtrisée en interne.
Regardons successivement ces deux cas de figure.
Anticiper l’arrivée des nouvelles technologies
Postes
de travail mobiles, réseaux LTE très haut débit, serveurs dans le
nuage, réseaux sociaux d’entreprise, SaaS... Nous vivons une époque
formidable en termes d’innovation.
Je constate avec plaisir que le délai qui sépare l’arrivée d’une nouvelle technologie dans le grand public et l’entreprise a tendance à se réduire.
Anticiper la mort des technologies existantes
Réseaux
X25, PC Windows et suites bureautiques obèses, applications en mode
client/serveur, schémas directeurs à 5 ans... la liste est longue des
antiquités dont il devient urgent de se séparer.
Autant je suis heureux de voir les nouvelles technologies acceptées de plus en plus vite par les entreprises, autant je suis inquiet quand je vois à quel point la longévité des technologies obsolètes a tendance à s’accroître.
J’ai
fait un cauchemar cette nuit : je voyais en 2015 des «traînards», au
sens de la courbe de Gauss, qui continuaient à gérer eux-mêmes leurs
serveurs de messagerie !
La deuxième partie de cette analyse sera consacrée aux Infrastructures et la troisième partie aux usages.
jeudi 22 septembre 2011
10 idees pour animer vos réseaux sociaux
Pour compléter notre précédent article sur « Comment optimiser la présence Facebook de vos chambres d’hôtes, gîtes ou de votre hôtel ? « , retrouvez ci-dessous, quelques idées et conseils pour animer vos réseaux sociaux et votre communauté.
Vous êtes nombreux à créer une page Facebook ou bien un compte Twitter pour votre établissement, mais très peu d’entres vous ne savent réellement comment utiliser aux mieux ces réseaux sociaux pour en tirer un maximum de profit.
Pour ce créer une communauté, il est indispensable d’alimenter, mais surtout, d’animer ces « outils de communication » de manière régulière, pour tenir en haleine vos clients mais aussi pour en trouver de nouveau.
Retrouvez ci-dessous quelques conseils pour mener à bien votre stratégie de SMO (Social Media Optimization) et développer votre communauté virtuelle.
- Partagez vos avis clients, de préférence s’ils sont bons ! Si vous avez suivi nos conseils sur « Comment fidéliser votre clientèle« , cela ne devrait pas poser de problème. Les avis proviennent soit de centrales de réservation comme booking.com, toprural.fr, soit de communauté comme tripadvisor ou holidaycheck.com, soit par mail ou part l’intérmédiaire de votre site Internet.
- Partagez les articles de votre blog, si vous en avez un bien sur.
- Tenez votre communauté informée des événements à venir à proximité de votre établissement, de vos nouveautés et de projets (rénovation de la piscine, nouvelle literie, etc.).
- Valorisez votre territoire ! (randonnées, excursions, musées, attractions, vignobles etc…)
- Communiquez de manière régulière et de préférence à des heures d’affluence pour vos lecteurs.
- Partagez des photos et vidéos propre à un évenement, à des nouveautés, comme par exemple un nouveau plat de votre carte restaurant.
- Organisez des concours de la plus belle photo, de la plus belle vidéo, voir même des concours pour faire gagner un weekend dans votre établissement. Ce genre de concours peu vous rapporter beaucoup de fans ou de followers. Un exemple avec les hôtels B&B qui ont organisé un concours pour le lancement de leur page Facebook. Ce concours à permis de fidéliser les clients utilisateurs de Facebook en leur donnant une chance de gagner des weekends dans les établissements B&B. En savoir plus
- Diffusez tous les articles de la presse papier ou la presse net et les communiqués de presse qui parle de vous.
- Demandez l’avis de vos clients sur votre établissement, les améliorations possibles, afin de faire évoluer vos services … Le sondage peut être une bonne solution.
- Faire interagir vos clients en posant des questions, des devinettes…
Youlink : Retour d’expérience : Déploiement du Réseau Social d’entreprise Mondadori Publicité
- Posted by Mariana
- September 22, 2011
Mondadori France Publicité et YoolinkPro travaillent ensemble depuis octobre 2010. Le déploiement de My MondadoriPub
– nom choisit par l’équipe projet pour le réseau social d’entreprise – a
duré 3 mois. Aujourd’hui, 9 mois après la naissance du réseau social,
avec un taux d’activation de 97% et un taux de contribution de 35%, les
équipes considèrent que le déploiement de My MondadoriPub a été
un succès, et qu’il faut maintenant préparer une seconde phase
d’accompagnement pour pérenniser l’usage et se rapprocher des 50% de
contributeurs (Pour plus d’informations, consultez l’infographie sur l’utilisation des RSE).Mondadori est un très bon exemple de déploiement en interne. En effet, même si le processus global a été encadré par les équipes YoolinkPro, l’intégralité des formations ont été réalisées par l’équipe projet de Mondadori : Anne Philip (Directrice Marketing, Communication et Qualité), Corine Reynouard (Directrice Etudes Marketing), Jean René Luraud (Chef de Projets MOA), Tristan Charpiot (Assistant MOA) et Gilles Carriou (Responsable Service Client et Planning).
En 12 sessions d’une heure, plus de 100 personnes ont été formées à l’utilisation du réseau social. Les sceptiques en sont repartis beaucoup plus rassurés ; même si le mot “social” peut poser problème, une fois que l’on a vu l’outil et que l’on a expliqué comment et pourquoi l’utiliser, la crainte disparaît !
Afin de compléter les formations l’équipe projet a distribué un support pour les utilisateurs, expliquant les différentes fonctionnalités de l’outil.
Ces formations ont été une réussite ; les utilisateurs se connectent régulièrement pour partager tout type d’informations : veille marketing, activités commerciales, confirmation ou annulation de nouvelles campagnes, et beaucoup d’autres contributions sont réalisées sur le réseau social interne de Mondadori France Publicité.
Par ailleurs, Anne Philip, à l’initiative du projet, contribue activement à l’animation du réseau social, facteur important pour motiver les collaborateurs à l’utilisation de l’outil.
Il est également intéressant de noter que la discussion est au coeur du projet. Les contributeurs ne font pas que poster des liens et des documents, ils utilisent le réseau social d’entreprise également pour discuter des activités de la régie. Aujourd’hui My MondadoriPub est un des tous premiers comptes YoolinkPro en terme de ratio publication/discussion.
mercredi 21 septembre 2011
-wizbii-leve-318-000-euros
La semaine dernière, vous avez découvert le teaser de Wizbii, annonçant une nouvelle version du site. Cette fois, c’est officiel, Wizbii
annonce une levée de fonds de 318 000 euros, grâce à différents
partenaires financiers comme la Banque Populaire des Alpes, du Crédit
Agricole, et des Grenoble Angels.
Le
premier réseau social professionnel pour étudiants et jeunes diplômés
dispose maintenant d’un nouveau site, et des fonctionnalités résolument
tourné vers le recrutement. On retrouve des outils comme le job-board,
un système de matching élaboré, où les offres proposées par le recruteur
sont redirigées vers les bons candidats, sous forme de suggestions.
Egalement le CV Wizbii qui met en avant les traits de personnalité de
l’utilisateur Wizbii.
Place aux différentes communautés, qui font le succès de Wizbii: celle des écoles pouvant se regrouper entre membres, et celle des compétences, qui fédèrent les utilisateurs selon leur centres d’intérêt, leurs connaissances etc…
Lancé début février, Wizbii a été créé par 3 diplômés de l’Ecole de Management de Grenoble avec l’appui de dizaines d’étudiants et diplômés de toute la France.
A terme, l’ambition de la société créée en veut devenir leader du segment, et rassembler 400 000 jeunes d’ici à 2013.
Entretien avec l’un des 3 co-fondateurs et CEO de Wizbii, Benjamin Ducousso
Le
premier réseau social professionnel pour étudiants et jeunes diplômés
dispose maintenant d’un nouveau site, et des fonctionnalités résolument
tourné vers le recrutement. On retrouve des outils comme le job-board,
un système de matching élaboré, où les offres proposées par le recruteur
sont redirigées vers les bons candidats, sous forme de suggestions.
Egalement le CV Wizbii qui met en avant les traits de personnalité de
l’utilisateur Wizbii.Place aux différentes communautés, qui font le succès de Wizbii: celle des écoles pouvant se regrouper entre membres, et celle des compétences, qui fédèrent les utilisateurs selon leur centres d’intérêt, leurs connaissances etc…
Lancé début février, Wizbii a été créé par 3 diplômés de l’Ecole de Management de Grenoble avec l’appui de dizaines d’étudiants et diplômés de toute la France.
A terme, l’ambition de la société créée en veut devenir leader du segment, et rassembler 400 000 jeunes d’ici à 2013.
Entretien avec l’un des 3 co-fondateurs et CEO de Wizbii, Benjamin Ducousso
qapa-le-reseau-de-matching-dedie-a-emploi-officialise-sa-levee-de-1-7-million-euros
Il y a un mois, FrenchWeb vous présentait en exclusivité Qapa,
le réseau de matching dédié à l’emploi et vous révélait sa levée de
fonds de 1.7 M€ auprès de Partech International et 360 Capital Partners.
La société qui, avec un brin de culot et de provocation, annonce qu’elle »a pour ambition de réduire le chômage de 10% en 1 an », vient d’officialiser sa levée de fonds.
Qapa met en relation les souhaits et compétences des candidats avec les attentes des recruteurs. Fondé sur un algorithme novateur, il permet de matcher en temps réel les demandes des candidats avec les offres des recruteurs et inversement.
Retrouvez l’entretien FrenchWeb avec Stéphanie Delestre, CEO de Qapa.
La société qui, avec un brin de culot et de provocation, annonce qu’elle »a pour ambition de réduire le chômage de 10% en 1 an », vient d’officialiser sa levée de fonds.
Qapa met en relation les souhaits et compétences des candidats avec les attentes des recruteurs. Fondé sur un algorithme novateur, il permet de matcher en temps réel les demandes des candidats avec les offres des recruteurs et inversement.
Retrouvez l’entretien FrenchWeb avec Stéphanie Delestre, CEO de Qapa.
Election du Community Manager de l’Année
Cette année, au début décembre, sera décerné pour la première fois le prix du Community Manager de l’Année. Cette récompense, initiée par Technofutur Tic, sera basée en partie sur un vote des internautes, auquel une liste de nominés sera soumise, comportant une dizaine de noms. Et pour une autre partie sur le vote d’un jury composé d’experts (Web Strategist, Digital Strategic planner, Community Strategist,…).

Le but de cette démarche est de récompenser une personne – et derrière elle, tout un secteur en pleine croissance – qui aura mis en place, en 2011, une stratégie intéressante et qui aura porté ses fruits. C’est délibérément que cette définition est vague. Il est important de comprendre que n’importe qui peut devenir Community Manager de l’Année. Ce qui est essentiel c’est d’arriver à activer une communauté autour d’une personne, d’une produit ou d’une marque… Le community manager ne sera pas jugé sur le nombre de followers ou le nombre de like obtenus mais bien pour la stratégie mise en place. Il doit être évalué sur le return obtenu par rapport aux moyens initiaux.
Exemple : Un CM qui officierait pour une marque inconnue et qui bosserait avec un petit budget pourrait très bien devenir notre CM de l’année car il aurait activé une campagne époustouflante avec ses petits moyens. Ce sera aux internautes et au jury de voter. De même, un CM d’une société qui a pignon sur rue qui obtient 10.000 followers en deux semaines ne va pas forcément être le CM de l’année. Même si cela est possible.
Pour rappel, le community manager est une appellation apparue sur le Web il y a un peu plus de deux ans. Si le métier existait déjà de manière naturelle, la position à cheval entre le monde des marques, des entreprises et des produits et entre celui des internautes, a clairement été identifiée au cours de l’année 2009.
En quelques mots, le CM peut travailler pour une entreprise , une agence, il peut être à son compte. Comme nous l’écrivions en avril 2010 dans un billet intitulé Le community management, c’est quoi : il peut être un « chargé de réputation », il engage des discussions tout en écoutant celles déjà établies principalement sur les médias sociaux (mais pas que…). Il partage du contenu, s’intéresse à la communauté, fait partager des bonnes informations, répond aux interrogations, fait remonter des données aux différents services de l’entreprise, juge de la pertinence des propos, de son degré d’importance (et donc de la rapidité de traitement de l’information)… Il crée le lien entre la marque, la société, une personne et les internautes.
Avec cette fonction très transversale, le CM est une sorte de super porte-parole en ligne pour l’entité qu’il représente. Ce qui n’est pas une mince affaire. Pourtant, ce nouveau métier est encore assez méconnu. Ou quand les gens le connaissent, ils pensent souvent que le CM, c’est le gars qui passe sa journée à jouer sur Facebook et sur Twitter.
L’idée, avec la création de Prix du Community Manager de l’Année, est donc, répétons-le, de gratifier une personne qui aura mis en oeuvre une campagne ou une action particulièrement intéressante, mais c’est surtout l’occasion de mettre en avant un secteur par trop méconnu.
Comme chez Technofutur Tic nous n’avons pas l’outrecuidance de penser que nous savons tout, le concours ne sera lancé officiellement que le 5 octobre. En effet du 21 septembre au 30 septembre, nous vous invitons à participer avec nous à l’affinement des conditions de participation au concours. L’ébauche de réglement est consultable en PDF. N’hésitez pas à la critiquer et à proposer des amendements dans les commentaires de ce blogpost. L’idée est vraiment que ce concours soit le fruit d’une réflexion collective. La transparence doit être le maître-mot de ce concours. Et puis, pour une première édition, il y a certainement des choses à parfaire.
Ensuite, du 5 octobre au 11 novembre, les community managers candidats pourront nous envoyer un dossier de candidature pour que nous puissions ensuite – espérons-le – proposer une dizaine de dossiers aux internautes et au jury.
Les votes seront clôturés le 2 décembre. Le Community Manager de l’Année sera désigné début du mois de décembre. Entre le 8 et le 15.
Coup d’envoi officiel du concours le 5 octobre donc.
N’hésitez pas à me contacter si vous voulez de plus amples explications. Par mail mateusz.kukulka at technofuturtic.be ou via Twitter @Mateusz.
mardi 20 septembre 2011
Remarques sur les Réseaux Sociaux d’Entreprise en 2011
Hypomnemata : supports de mémoire
by Christian on 30 août, 2011
Les réseaux sociaux d’entreprise : pourquoi maintenant ?
Malgré
plusieurs essais majoritairement décevants ces dernières années,
l’introduction des réseaux sociaux dans les grandes entreprises connaît
une très forte accélération depuis fin 2010.
Pourquoi maintenant ?
La
première cause semble être bien évidemment la force de propagation des
services de réseaux sociaux sur le web. C’est certainement une condition
nécessaire, mais elle n’est peut être pas suffisante. Deux autres
causes peuvent expliquer ce momentum :
- Un début de maturité des offres à destination des entreprises. Cela veut dire qu’un marché se constitue et donc qu’il y a une logique de conquête mise en place par les vendeurs de solutions. On a connu çà à plusieurs reprise dans le marché des services informatiques : il y a un effet marketing indéniable qui conditionne les clients dans les entreprises et pousse à des comportements grégaires et mimétiques. On en vient ainsi à entendre : « l’entreprise qui n’a pas son propre réseau social est has been ».
- Ensuite il y a un risque de fragmentation. On voit bien que chaque éditeur de logiciel, ou fournisseur de services logiciels, commence à proposer un module « social » à son catalogue. Le CRM a son Réseau Social, l’ERP également, les solutions de RH et de Talent Management de même. Il y a donc un risque éminent d’avoir une offre fragmentée des réseaux sociaux dans l’entreprise. Or, quand on sait que l’intérêt d’un réseau social réside premièrement dans l’effet de réseau, il y a une course contre la montre pour essayer d’« imposer » un réseau global avant que les différents départements de l’entreprise n’aient chacun le leur.
Toujours est-il que c’est parti : les projets de mise en oeuvre se multiplient en 2011.
Les réseaux sociaux comme technologies de publication et d’auto-publication
Les
logiques de partage et de collaboration sont au coeur des motivations
des entreprises qui mettent en place des services de réseaux sociaux
d’entreprise. Or, partager signifie avant tout publier des
informations (rendre public, même avec certaines restrictions)
Non
seulement les services de réseaux sociaux sont des systèmes de
publication mais il faut aller encore plus loin en précisant que ce sont
des outils d’auto-publication.
Aussi
la première question que se pose un utilisateur est immanquablement la
suivante : qui peut voir ce que j’écris, ce que je publie ? Où est-ce
que çà va tous ces messages ?
Il faut
bien comprendre qu’avec plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs
potentiels du service de réseau social dans l’entreprise, nombreux sont
ceux n’ont jamais eu de blog, ne savent pas ce qu’est un agrégateur de
news, et n’utilisent pas de services de réseaux sociaux publics (ce
dernier point change rapidement) ; alors forcément, quand on met ces
utilisateurs devant un mur de messages qui crépitent comme les dépêches
de l’AFP, c’est la paralysie totale assurée et on tombe souvent sur ce
constat emprunté à l’art des soufflets : « çà ne prend pas ».
La
plupart des raisons qui font que « çà ne prend pas » se ramènent à la
confusion qu’il y a à utiliser un système d’auto-publication, qui plus
est dans le contexte de l’entreprise.
Destinataires et destinateurs
Puisque
les réseaux sociaux sont des outils de publication et
d’auto-publication, la première question d’un utilisateur est donc :
« qui voit ce que j’écris? ». Cette question sur le (ou les) destinataire(s) met en retour en question le destinateur qui n’est autre que l’utilisateur qui se retrouve dans une position d’auteur, ce qui n’est pas la norme dans les entreprises.
En
effet, dans les entreprises, peu de documents ( ne parlons même pas des
données) sont pensés et produits comme étant un travail d’auteur. Il y
a certes des auteurs dans les documents bureautiques, mais ce sont le
plus souvent ceux qui ont créé ou enregistré les fichiers et, en tout
état de cause l’auteur s’efface derrière le processus au sein duquel a
lieu la création du document.
La
réalité est que les documents et les données appartiennent à des
départements, des filiales, voire des applications, mais les auteurs de
ces documents et ces données sont à l’arrière scène, ils ne sont jamais
vraiment exposés en tant que tels. Quand il s’agit de communication,
c’est le chef qui parle et qui communique pour ses équipes. Mais voilà
qu’on leur donne un outil de publication pour d’envoyer des messages à
tout le monde. C’est alors moins de l’enthousiasme qu’un sentiment de
perplexité qui domine (mention spéciale pour le secteur banque et
assurance).
La mise en place des
réseaux sociaux d’entreprise fait donc sortir de l’anonymat le profil
des utilisateurs pour les mettre en position d’auteur. C’était déjà en
partie le cas avec les outils 2.0 comme le blog et le wiki, mais on sait
que ces usages 2.0 ont un encéphalogramme plutôt plat dans les
entreprises. En fait, s’’il y a bien un service qui met depuis longtemps
l’utilisateur en positon d’auteur c’est assurément la messagerie
électronique.
Messageries électroniques et Messageries Sociales
La
messagerie électronique est en effet l’outil de communication où ces
questions de destinataires et de destinateurs se sont posées très tôt.
Et elles continuent à se poser : apprendre à rédiger des mails, savoir
faire des réponses et utiliser les champs de destinataires à bon escient
est une exigence de tout les jours, et les bonnes pratiques prônées ici
ou là sont encore loin d’être des pratiques répandues.
Malgré
tous les couacs que la messagerie électronique génère tous les jours
dans les entreprises, il n’en demeure pas moins que c’est très largement
l’outil le plus utilisé. Et comme ce « succès » se paye par un temps
passé de plus en plus important à « dépiler sa correspondance
électronique », on a de suite pensé aux réseaux sociaux comme un service
pouvant remplacer la messagerie électronique.
Sans
entrer dans ces logiques d’opposition, il est plus souhaitable
d’arriver à proposer une logique de composition entre un service de
messagerie électronique et celui d’un réseau social. C’est en tout cas
ce qu’on compris certains fournisseurs de services de réseau social
d’entreprise en proposant des modules intégrés à Outlook.
Exemple avec le module Outlook de JIVE :
Articulation entre Web 2.0 et Réseaux Sociaux
Il
faut à présent faire une précision importante relative à la distinction
entre ce que l’on appelle le web 2.0 et la vague actuelle des réseaux
sociaux.
Tout d’abord il faut
souligner à quel point ces deux mouvements ont lieu sur une même
plateforme applicative qui n’est autre que le web et que nous comprenons
ici essentiellement comme un système de publication, et donc de
partage.
L’architecture du web a fait
le succès des démarche de partage et de collaboration parce que, en
tant que système publication, chaque document est à la fois identifié et
accessible via son URL. Partager, c’est d’abord partager ces
identifiants que sont les URLs, quelle que soit la ressource partagée et
le type du document (.jpg, .flv, .mov, .doc, .xls, .html, .xml, etc.).
Selon la nature du document, plusieurs services de publication et de partage sont historiquement apparus sur le web :
- partager des CVs (LinkedIn, Viadeo)
- partager des vidéos (Youtube, Dailymotion)
- partager des images et des photos (Picasa, Flickr)
- partager des réflexions, des convictions ou des passions, des articles (blogs)
- partager des interrogations et discussions collectives, Q&A (forum, StackOverflow, Yahoo! Answers, Cora)
- partager des textes et des documents (wikipedia, knowl)
- partager des statuts and des micro-messages (twitter, Identica)
- partager des géolocalisations (foursquare)
- partager des bookmarks / favoris (delicious)
- etc.
Tous
ces services de partage sont couplés à des profils d’utilisateurs, et
l’on peut remarquer que, sur le web, la collaboration a évolué : après
les solutions de partage dédiées à des types de documents spécifiques on
a assisté à des solutions généralistes de partage (les réseaux sociaux)
pour n’importe quel type de documents ; les réseaux sociaux se
présentant ainsi comme des plate-formes de meta-sharing.
Dès
lors que l’on peut partager n’importe quoi (un message, un texte, une
photo, une localisation) ne serait-ce que par l’URL, l’architecture du
service n’est plus orienté autour du document mais autour du profil.
Ainsi, dans le couple document/auteur c’est le document qui était la
majeure dans les solutions de partage 2.0, avec les services de réseaux
sociaux c’est le profil qui devient la majeure.
Cette
inversion de majeure entre document et profil a une conséquence
immédiate sur l’architecture technique des solutions : une architecture
technique « orientée document » n’aura pas la possibilité qu’a les
architectures « orientées profils » d’avoir, sur une même page, un hub
d’agrégation des messages. C’est là le signe manifeste qu’on est sur un
« vrai » service de réseau social.
La temporalité des réseaux sociaux
Ce changement de majeure, qui passe du document au profil, ne va pas sans influer radicalement sur la temporalité des services et de leurs usages. En effet, selon que le système est structuré autour des documents ou autour des profils, on a deux logiques différentes.
Dans
les réseaux sociaux, compris comme des plate-forme de micro-blogging,
c’est la logique d’un flux de messages qui prime : l’attention se
concentre sur le dernier message, publié en « temps réel », avant qu’il
ne soit lui-même détrôné par un nouveau message. C’est la crête des
messages, pour ne pas dire le crépitement, qui prime. Les messages de
quelques heures n’ont que peu leur place, perdus qu’ils sont dans la
longue traîne du flux de publication.
En ce sens, les plate-formes de réseaux sociaux sont des boucheries de texte
encore plus affutées dans leur manière de découper que celle des blogs
dont elles poursuivent toutefois la logique initiale. Je parle ici de boucherie
au sens où la dialectique de Platon est comme un couteau de boucher
pour mettre au jour et expliciter l’articulation des parties d’un
discours. C’est le même couteau qui participe processus de
grammatisation.
Mais revenons à la
temporalité des réseaux sociaux : au contraire d’eux , les services de
partage orientés-documents sont moins portés sur les activités en temps
réel. Ainsi un document peut-être ancien tout en gardant sa pertinence
et son importance dans le cadre d’une entreprise. Si la logique des
réseaux sociaux est à rapprocher de celle d’un flux, celle de la
documentation serait plutôt celle d’un espace géométrique.
Pour
le dire de manière savante, avec les réseaux sociaux nous sommes dans
une logique synchronique (dans le même temps, dans un temps partagé
jusqu’à la simultanéité) alors qu’avec les logiques documentaires nous
sommes dans une logique diachronique (des temps différés avec des
sédimentation documentaires). Je n’en dirai pas plus ici car, sur ces
questions de synchronie et de diachronie (qui sont convoqués dans les
séminaires actuels de Bernard Stiegler) je n’arrive pas à être clair et
précis.
Multiplicité et conflit des identités
Si,
comme je l’évoquais en introduction, tous les services (et notamment
plusieurs services de réseau social) dans l’entreprise ont des profils
associés à chaque utilisateur, on constate un risque de fractionnement
des profils (après les applications en silo, des profils en silo).
Il est évident que dans le monde de l’entreprise, les solutions sont apportées par les logiciels d’Identity Management, dont le but
est précisément d’assurer un méta-profil connecté à l’ensemble des
services. Aussi est-il nécessaire d’inclure la logique des méta-profils
au coeur même des démarches de réseau social car, de fait, le réseau
social est le service qui met à jour l’activité liée aux profils de
l’annuaire d’entreprise.
La question des « cas d’usages » pour un réseau social généraliste dans l’entreprise et le syndrome du « pilote ».
Définir
des cas d’usages des réseaux sociaux est un vrai challenge car ce type
de solution est très ouvert et l’expérience sur le web montre que les
pratiques des utilisateurs déterminent des usages qui, bien souvent,
n’ont pas été imaginé dans la conception initiale du réseau social.
C’est
bien parce que ces outils proposent un espace de publication vers des
destinataires que la nature d’un réseau social pour 100 personnes peut
ne plus être la même pour 10 000 personnes. Ici le quantitatif
sur-détermine la nature du qualitatif ; a quoi bon, dès lors, faire des
« pilotes » puisque leurs conclusions sur un périmètre restreint ne
seront pas généralisable ?
De même,
la tendance synchronique des réseaux sociaux porte à penser que leur
utilisation dans le cadre de situation de crise serait opportune. Or, le
principal problème rencontré est que, en situation de crise, les gens
ne peuvent pas utiliser un outil s’ils ne sont pas déjà familier avec
lui. Pour un utilisateur novice des réseaux sociaux, ne pas savoir à qui
on s’adresse et comment fonctionne la publication des messages est une
barrière immédiate pour utiliser l’outil, qui plus est en situation de
crise.
Il y a donc paradoxe apparent :
bien qu’adapté au temps réel, les outils de réseaux sociaux ne
fonctionnent dans ces situations que si les utilisateurs pratiquent
régulièrement l’utilisation du Réseaux Social avant et hors de situation
de crise. Il faut donc proposer des usages qui s’inscrivent plus dans
l’organisation quotidienne du travail, sans chercher à monter des
pilotes pour des situations exceptionnelles.
De
toute manière, un pilote de réseau social semble manquer
systématiquement ses objectifs car le miniature n’est pas un reflet
pertinent du réel pour évaluer les apports « sociaux » de ces
technologies que nous avons appelé par ailleurs des technologies
relationnelles.
Au delà du réseau social généraliste
Je
ne saurai dire si les réseaux sociaux généralistes et globaux
s’implanteront durablement dans les entreprises. En revanche je ne crois
pas me tromper en disant que l’Identity Management et la
gestion des méta-profils sera un vrai enjeu qui non seulement est
nécessaire aux réseaux sociaux, mais également à ces nouvelles formes de
technologies relationnelles que l’on voit apparaître et qui auront
peut-être encore plus de succès dans les entreprises.
Je
veux ici parler des solutions de Q&A couplées à des logiques
d’identité numérique (réputation) dont les exemples sur le web sont
Quora ou Stackoverflow. Karl me faisait remarquer que tous ces rewards et ces badges
pour gérer collectivement la réputation faisaient un peu « boyscout » ;
or le monde de l’entreprise aime parfois beaucoup le boyscoutisme et
son côté « employee of the month » (ce qui est toutefois nettement moins
le cas en France qu’aux US).
LECKO : La matrice des potentiels sociaux
| Dans le cadre de ses différentes études
sur les réseaux sociaux, USEO a élaboré un indicateur visant à
rapprocher les concepts organisationnels, les usages et les plateformes.
Cette matrice se présente sur 2 axes (axe relationnel et axe
conversationnel) correspondant aux fondamentaux des réseaux sociaux :
connecter les gens et les rendre abondant. C'est bien en constituant et
en activant ces réseaux de personnes que l'organisation réticulaire se
met en place et produit de l'intelligence collective. Lire la suite |
|
Position des solutions du marché
|
|
Position selon de type d'offre
|
Evolution de l'offre
|
NEARBEE : NOUVEAU ! L'offre PRESTO, le réseau social collaboratif des TPE
31/05/2011 A partir du 1er juin 2011, Nearbee lance PRESTO, sa nouvelle offre de réseau social collaboratif à destination des TPE.
Avec sa plateforme PRESTO, Nearbee veut offrir aux TPE l’opportunité de renforcer le travail collaboratif et le lien communautaire au sein de leur réseau en vue d’augmenter leurs performances humaines, économiques et financières.
PRESTO est une plateforme issue de l'offre DIAPASON. Elle comprend des applications de travail collaboratif et de réseau social d'entreprise : tags, blog, wall, wikis, forum, lexique, flux RSS, fiche profil de membre, messagerie, annuaire 2.0, médiathèque, galerie photos, agenda partagé, gestion de projets, espaces collaboratifs, gestion d'évènements, gestion de documents et base de connaissances.
La plateforme est néanmoins limitée dans ses capacités : elle peut contenir un maximum de 30 membres et sa capacité de stockage est limitée à 5 Go.
Pour lire le communiqué de presse du 31 mai 2011.
A l’occasion de ce lancement, Nearbee propose une offre promotionnelle pour toute commande de la plateforme PRESTO effectuée pendant le mois de juin.
235€/mois au lieu de 275€/mois
Conférence : Comprendre le ROI d’un réseau social pour entreprise
BLUEKIWI et COLLABORATIF-INFO vous invitent le Mercredi 5 octobre à 10H00 à une conférence en ligne sur le ROI d’un réseau Social pour Entreprise.
Avec la participation exclusive de Lyonnaise des Eaux.Les cabinets d’études sont unanimes, les RSE aident les organisations à augmenter leur productivité et leur efficacité.
Mais comment les entreprises analysent et mesurent le retour sur investissement (ROI) d’un réseau social pour entreprise ?
Les objectifs de cette conférence
Venez écouter des experts et utilisateurs des Réseaux Sociaux pour Enterprise:
- Jean-Michel Vergne, VP Sales – blueKiwi Software
- Olivier Roberget, Journaliste – Collaboratif-Info
- Fabrice Poiraud-Lambert, DSI – Suez Environnement
- Les bénéfices du travail collaboratif sur la productivité
- Les clés pour identifier ce que les RSE peuvent faire pour votre entreprise
- Les indicateurs fiables de calcul du ROI pour votre entreprise
Je me suis inscrit et j'ai eu le lien ci dessous donc vous pouvez l'utiliser
Pour vous connecter rien de plus simple, il vous suffira de cliquer sur ce lien.
Inscrivez-vous en tant qu'invité, tapez votre nom et prénom et vous entrerez dans la salle virtuelle.
La salle sera ouverte 10 minutes avant le début de la conférence, je vous invite donc à vous connecter à 9H50. N'oubliez pas de vérifier que vos haut-parleurs soient bien allumés!
Si vous avez la moindre question sur cette conférence, n'hésitez pas à me contacter.
Amélie Launay
Chargée de marketing
01 53 71 00 44
aln@bluekiwi-software.com
Les tout derniers chiffres des réseaux sociaux - Septembre 2011
http://www.arobasenet.com/derniers-chiffres-reseaux-sociaux-septembre-2011.html
Voici les tous derniers des réseaux sociaux les plus utilisés. Avec une infographie qui présente l'évolution en chiffres de ces réseaux sociaux sur 5 à 6 ans.
Les utilisateurs par classe d'âge
- 80% des 18-29 ans se connectent aux réseaux sociaux contre 16% en 2005 - 61% des 30-49 ans se connectent aux réseaux sociaux contre 12% en 2005
- 47% des 50-64 ans se connectent aux réseaux sociaux contre 7% en 2005
- 26% des +65 ans se connectent aux réseaux sociaux contre 5% en 2005
Visiteurs uniques par jour
- Facebook : 310.000.000 de visiteurs uniques par jour- Orkut de Google : 51.000.000 de visiteurs uniques par jour
- Ozone : 37.000.000 de visiteurs uniques par jour
- StumbleUpon : 27.500.000 de visiteurs uniques par jour
- Twitter : 22.000.000 de visiteurs uniques par jour
- Yahoo! Answers : 15.000.000 de visiteurs uniques par jour
- Linkedin : 8.000.000 de visiteurs uniques par jour
Les parts de marché
- Facebook : 63,46% de part de marché- Youtube : 20,50% de part de marché
- Twitter : 1,15% de part de marché
- MySpace : 1,06% de part de marché
- Google+ : Trop récent et encore en version bêta test !!
Facebook : le leader !
- C'est le 3ème pays du monde avec 750 millions de membres inscrits. Et ce, contre 350 millions de membres en 2010. Soit une progression de +110% !- Facebook représente 2 fois la population des Etats-Unis.
- 75% des "Like" des marques sur Facebook proviennent des annonces publicitaires sur Facebook
- En 2010, 5.870.000 de posts été envoyés sur les "murs" toutes les 20 minutes
- En 2010, 2.761.000 photos étaient téléchargées toutes les 20 minutes
- En 2010, 10.208.000 commentaires étaient postés sur Facebook toutes les 20 minutes
- Déjà 250 millions de membres se connectent à partir d'un mobile contre 63 millions en 2010. Soit une progression de +200%
- Déjà 7 Milliards de contenus partagés par semaine contre 3,5 Milliards en 2010. Soit une progession de +100%
- 2,5 millions de sites web ont intégré le bouton "Like". Et Facebook enregistre 10.000 nouvelles intégrations par jour
- 50% des membres Facebook se connectent chaque jour
- 20.000.000 d'applications sont installées chaque jour sur Facebook
- Chaque membre a en moyenne 130 "Amis"
Twitter : en progression
- Twitter compte aujourd'hui 200 millions d'inscrits dont 80 millions de comptes actifs.- 49% des membres Twitter ne se sont pratiquement jamais connectés à leurs comptes
- Depuis début 2011, Twitter a enregistré 95 millions nouveaux inscrits contre 75 millions en 2010. Soit une progression de +26%
- En 2010, Twitter compte 69% de profils avec une bio complète contre 31% en 2010. Soit une progression de +12,2%
- 140 millions de tweets sont postés chaque jour contre 27 millions en 2010. Soit une progression de +300%
- +182% d'utilisateurs mobiles par rapport à 2010
- 460.000 nouveaux comptes sont créés chaque jour
- 465 tweets sont postés chaque seconde
- 5 Milliards de tweets sont totalisés chaque mois
Tumblr : la révélation !
- Tumblr est un site de micro-blogging qui vient de dépasser les 12 Milliards de posts contre 1 milliard en 2010- 300 millions de visiteurs uniques en 2011 par mois contre 100 millions en 2010
- Déjà 12 Millards de pages vues par mois en 2011 contre 1.5 milliards en 2010. Soit 8 fois plus que WordPress.com
- Tumblr récense 28,6 millions de blogs créés pour plus de 45 millions de posts par jour
- 95% des entreprises qui utilisent les réseaux sociaux pour recruter utilisent Linkedin comme outil de recrutement
Flickr
- 6 milliards d'images déjà stockées en 2011 contre 4 milliards en 2010. Soit une progression de +25%- En moyenne, 3500 images sont téléchargées chaque minute
Google+ : le nouveau venu !
- 26 millions d'inscrits mais toujours en version bêta test- 75% des utilisateurs déjà inscrits ont une activité en rapport avec le monde des nouvelles technologie
- 72% des membres actuels de Google+ sont des hommes
Les entreprises et les réseaux sociaux
- 71% des entreprises utilisent Facebook- 59% des entreprises utilisent Twitter
- 50% des entreprises utilisent Blogger
- 33% des entreprises utilisent Youtube
- En 2012, 43% des entreprises utiliseront un blog pour leurs actions marketing contre 34% en 2010 et 39% en 2011.
Article publié le 13/09/2011

Partagez cet article :
Amélie Voirin (Voirin Consultants) : "Un réseau social d'entreprise doit s'affranchir de toute notion de hiérarchie"
http://www.journaldunet.com/solutions/intranet-extranet/reseau-social-d-entreprise-bonnes-pratiques/prerequis-a-la-mise-en-oeuvre-et-cles-de-succes.shtml
|
|
| Précédente | Suivante |
| Amélie Voirin (Consultante - Voirin Consultants) | ||
|
Amélie Voirin. Elle repose sur quatre grands piliers. Tout d'abord l'analyse d'un contexte et de la culture d'entreprise qui amène à prendre le pouls par rapport à la maturité de l'organisation globale, la relation à la hiérarchie, les méthodes de travail historiques, les enjeux générationnels entre les babyboomers et ceux de la génération Y et C, celle de la collaboration, de la communication et de la création.
Ensuite, il est important d'avoir un outil, et d'être au claire sur les besoins, l'innovation, l'intelligence collective, et le renforcement de la culture d'entreprise. Avec à la clé la mise en place d'un annuaire d'expertise et l'optimisation des processus collaboratifs qui font intervenir différentes personnes.
Le troisième pilier est celui de la vision, tenant compte du contexte et du besoin de définir une grande vision des objectifs à atteindre pour que les énergies soient concentrées pour atteindre un objectif commun.
Enfin, le dernier pilier est le plan d'accompagnement, avec la déclinaison en actions concrètes de la vision. Cela se traduit par le choix d'un outil de conduite du changement, une gouvernance de l'organisation à mettre en place, un point aussi sur l'animation avec le community management, mais aussi programmer sur le moyen-long terme un suivi à opérer. Enfin, il s'agit de mettre en œuvre des choses plus concrètes : la planification RH, techniques financières...
| "Il faut que la direction soit présente mais pas omniprésente" |
Tout dépend du contexte dans lequel le réseau social d'entreprise va émerger. On s'aperçoit que cela peut être un besoin terrain, un outil pas forcément officiel, et ceux qui en sont garants n'ont pas forcément de compte à rendre, mais ils en voient bien la valeur ajoutée. Cependant, les projets que l'on voit passer sont imprimés de volonté, font l'objet d'un investissement financier, avec une direction générale impliquée pour légitimer le projet. En termes de légitimité, plus elle viendra de haut et plus cela sera intéressant.
En termes de conduite du changement des utilisateurs, elle viendra plutôt du middle management, en termes d'implication, il faut que la direction soit présente mais pas omniprésente, et que ce ne soit pas le manager qui répondent à toutes les questions au risque de développer la perte de confiance et de liberté de parole des membres.
Il faut également miser sur le face à face, le RSE ayant vocation à créer du lien, et mettre une touche humaine sur le numérique, en ne négligeant pas le contact en présenciel. Il faut aussi miser sur les fonctionnalités ayant de bons quick wins, et chaque fonction déployée devra montrer des axes concrets de changement et de valeur ajoutée. Quitte également à créer des pilotes pour exploiter les retours d'expérience les plus valorisants.
Comment faire vivre son réseau social dans le temps dans le temps ?
| "Les communautés doivent s'affranchir de toute notion de hiérarchie" |
Ensuite viendront des community managers de second niveau, animateurs de communautés pour lesquels il est essentiel de compter sur des forces relais, membres actifs et influents pour amener de la dynamique. Ces personnes reconnues comme actives n'auront pas nécessairement un statut à part entière dans l'entreprise.
Les communautés doivent quoi qu'il en soit s'affranchir de toute notion de hiérarchie si l'on veut obtenir des résultats concrets et mesurables.
Conseillez-vous un outil de RSE avec spectre fonctionnel élargi, vers le CRM par exemple, ou bien réduit aux fonctions de réseau social ?
Au départ, ce n'est pas la peine de penser à l'élargissement du périmètre fonctionnel. On n'en n'est pas là. Les fonctionnalités proposées sont déjà larges. Dans un premier temps il faut au contraire restreindre le périmètre fonctionnel de la solution, déployer les modules au fur et à mesure pour faciliter l'appropriation. Le risque étant de se noyer sous des fonctions qui n'ont pas ou peu d'utilité pour les utilisateurs, et qui risquent de faire que l'outil soit sous utilisé.
Amélie Voirin est consultante chez Voirin Consultants.
Les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) : où en est-on ?
http://duboissetb.visibli.com/share/dMaY2W
La plupart des articles qui traitent
des réseaux sociaux et de l’utilisation des entreprises en France sont
encore pessimistes sur la maturité de ces dernières et parlent souvent
d’effet de mode, « par nécessité de suivre la mouvance » sans toutefois
savoir réellement comment elles doivent s’en servir et comment mettre en
place une stratégie sur les réseaux sociaux. Evidemment, on ne parle
pas, dans ce cas, des grandes firmes, plus facilement structurées pour
tester ces canaux de communication.
Bonne nouvelle, une étude réalisée par la société USEO
(« Les Réseaux Sociaux d’Entreprise : l’entrée dans l’ère du
conversationnel »), rassure quelque peu ces propos dès l’introduction :
« les entreprises lancent de plus en plus d’études ou de pilotes,
certaines entrent en phase de généralisation. Le marché mûrit :
les interrogations des entreprises se déportent des questions
d’opportunité vers celles des modes et moyens de réalisation. Elles
identifient clairement l’enjeu autour du développement des nouvelles
pratiques en interne ».
Il est bon d’ailleurs de rappeler, comme le fait judicieusement USEO, la différence entre un réseau social professionnel (RSP) et un réseau social d’entreprise (RSE).
Le RSP fédère des professionnels autour de leur expertise en dehors du
cadre de l’entreprise (LinkedIn, Viadeo…) alors que le RSE est porté par
l’entreprise et à destination de ses collaborateurs, ses partenaires,
ses clients et au delà.
Comme je l’avais présenté dans un
article précédent, le RSE représente certainement l’avenir des
structures aussi petites soient elles afin de valoriser davantage toutes
les compétences d’une entreprise, partager et encourager le travail
collaboratif (lire l’article "les dénominateurs communs des entreprises performantes -2").
Les RSE introduisent de nouvelles règles (proches de celles des RS classiques) :
- Une existence numérique (identité numérique)
- La transparence
- La mise en relation
- La conversation
De plus, la mise en place d’un RS au
sein d’une entreprise permet aux collaborateurs (salariés) de mieux se
connaître (expertises, contributions etc.), de proposer un espace
d’expression libérée, une interactivité démultipliée et l’installation
d’une nouvelle hiérarchie d’influence (le capital social ou l’effet whuffie selon Tara Hunt, dont je vous avais également parlé dans un précédent article).
Il est donc clairement établi que les RSE valorisent et responsabilisent les collaborateurs dans une action collective.
La réelle évolution d’un RSE existe également dans son rapport centré autour des conversations
et replace l’échange de mails à une autre utilité (quoique certaines
entreprises très « sociales » n’utilisent quasiment plus le mail).
Pourtant, la collaboration se pratique aujourd’hui majoritairement avec
le mail : tout commence par l’envoi d’un document non finalisé et envoyé
à l’ensemble des collaborateurs impliqués. L’ensemble des salariés se
lance alors dans un va et vient d’échange de mails, avec des
modifications sur le document, toujours enregistré sur l’ordinateur (à
chaque nouvel envoi). L’information n’est pas bien partagée et les
documents non plus (la phrase d’USEO me semble très bien résumer la
situation : « à quoi bon demander de classer un document alors qu’il
s’agit d’une version temporaire et que la transmission impose un message
d’accompagnement »).
L’idée est donc de se concentrer
principalement autour de la conversation, offrant un espace d’échange
peu contraint et permettant de consolider toute l’information (avec la
base d’un document directement modifiable par les collaborateurs
concernés).
Ne pas négliger l’existence de freins dans l’usage et la mise en place de ces RSE
Comme toute conduite de changement au
sein d’une entreprise, la courbe d’expérience de l’ensemble des
salariés (ainsi que celle de la direction) doit être prise en compte.
Du point de vue du salarié
En fonction de la connaissance de ces
outils et de leur utilisation, les collaborateurs auront des
divergences : entre les « accro » qui se connectent plusieurs fois par
jour et ceux qui sont encore « réfractaires » et qui ne souhaitent pas
intégrer les réseaux sociaux, l’apprentissage et l’accompagnement de
l’entreprise sont indispensables (mais le volontariat doit rester la
seule et unique solution).
Se créer une identité numérique
représente l’un des principaux freins : accepter de se dévoiler, de
dire qui on est et de se créer un profil n’est évidemment pas une tâche
aisée. L’image d’USEO de comparer une identité numérique au fameux tour
de table lors de réunions de travail où chacun doit trouver en un
minimum de temps comment se présenter (et donc se valoriser) est très
bien trouvée car très proche de la réalité (et représente de ce fait, un
frein majeur à l’utilisation de réseaux).
Il en va logiquement de même lorsque vous devez prendre la parole
au sein d’une discussion : ce qui nous est devenu « un jeu d’enfant »
sur les réseaux (je parle dès que je me sens légitime d’apporter une
réponse, un commentaire dans une conversation) n’est pas si simple dans
la vie réelle. Oseriez-vous prendre la parole lors d’une réunion avec le
big boss qui soutient une idée et vous en avez une autre ?? Imaginez
alors que pour un néophyte du Web 2.0 et de l’ère conversationnel,
participer à une discussion et qui plus est, apporter son expertise /
son point de vue, peut paraître une étape infranchissable.
Du point de vue de l’entreprise
La crainte de perdre le contrôle
des échanges est l’obstacle le plus fréquemment cité. C’est pourquoi
la structure doit se rassurer et être rassurée par la mise en place de
« chartes de fonctionnement et d’utilisation » de la plateforme. Ces
chartes doivent permettre de statuer sur les enjeux du RSE et s’assurer
que les utilisateurs aient bien saisi les règles.
L’autre crainte réside dans la gestion du temps passé
sur les réseaux. La difficulté est de ne pas se laisser absorber par
cette activité – qui soyons honnête est chronophage – et d’en oublier
l’utilité recherchée. Chacun doit se planifier des plages horaires
consacrées aux échanges, lors de temps morts par exemple.
Quelle est la démarche projet à imaginer ?
La plupart des entreprises (pour ne pas
dire la totalité) ne souhaitent pas se lancer sans expérimenter la
plateforme collaborative dans un premier temps. Il est important de tester le dispositif, son accueil, son fonctionnement et ses objectifs avant de généraliser le projet.
C’est pourquoi l’étape de
l’expérimentation est capitale et la majorité des prestataires de RSE
proposent une version « test » à des coûts moindres.
Cette phase permet ainsi de valider une proposition d’usage :
valider l’utilité, préciser les pratiques dans le contexte
opérationnel, mesurer les difficultés d’usage et les freins à
l’adhésion.
A l’issue de cette étape, vous serez en
mesure d’ajuster votre projet (comprenez celui de toute l’entreprise),
de reconsidérer le choix des outils et de préparer votre stratégie de
déploiement.
Le déploiement pourra
alors être réalisé progressivement avec un accompagnement nécessaire et
régulier auprès des collaborateurs pour accueillir dans les meilleures
conditions la mise en place de ce beau projet.
Enfin, la généralisation
sera l’étape ultime sachant qu’à l’heure actuelle, une toute petite
minorité de grandes entreprises françaises en sont à ce stade.
L’ensemble de la stratégie de l’entreprise, des concepts et du mode
d’organisation retenus devra prendre en compte le RSE.
Je reviendrai sur ce sujet, qui vous
l’aurez compris m’intéresse tout particulièrement, en vous présentant
plusieurs cas pratiques détaillés dans l’étude d’USEO ainsi que les
solutions proposées par les acteurs en place.
Je serai très intéressée également de
votre retour si vous ou votre entreprise a mis en place un réseau social
interne : Quel est votre avis ? Quelles sont les évolutions notables au
sein de votre organisation ? Quelle est la participation des
salariés ? …. Merci !
Pour en savoir plus sur ce sujet :
- Articles sur ce blog : les dénominateurs communs de entreprises performantes, et la suite
Pour en savoir plus sur USEO : http://www.useo.fr
Inscription à :
Articles (Atom)


